De "SIDI-BEL-ABBES" à "AUBAGNE"  

....Et puis un jour d'octobre 1962, le 1er Régiment Etranger dut franchir le seuil pour un dernier défilé à Sidi-Bel-Abbès; il ne resta bientôt plus qu'une cour déserte.

chant du 1/1e REI

Adieu, Adieu...

En marchant dans le soleil levant,                                                                                   

Tête haute et les cheveux dans le vent,                                                            

Légionnaire, sois fier de ton bataillon,                                                                              

Le premier de la Légion.

 

Adieu, adieu,                                                                                                                   

O Bel-Abbès, lieu vénéré de nos aieux,                                                                             

Nous garderons,                                                                                                            

La tradition et combattrons pour la gloire du fanion.

 

Et le jour vient,                                                                                                              

de commencer le grand périple de nos Anciens,                                                            

Arrière, ennemis,                                                                                                       

Place au premier des régiments étrangers d'infanterie.                                              

 

Retour dans le passé

Sidi-Bel-Abbès : L'âme de la Légion

Afin de jalonner la route des colonnes qui vont vers le sud, on installe en 1840 un campement de bivouacs, situé tout près de la Kouba du marabout Sidi-Bel-Abbès. Le marabout Sidi-Bel-Abbès est un chérif, c'est à dire un descendant du Prophète, il meurt en 1780 et ses restes sont placés dans une Kouba.

Entre-temps on construit une petite redoute (très rudimentaire), puis en 1843, le général Bedeau prescrit de contruire un véritable poste. Il est décidé 4 ans plus tard d'en faire une ville. Le capitaine du Génie Prudon est chargé de la réalisation de ce projet.

Son projet : construire une enceinte fortifiée de 42 hectares, coupée de larges rues; la moitié sera réservée aux installations militaires, le reste sera civil. Les installations militaires furent octroyées à la Légion Etrangère. Plus un vaste quartier de cavalerie qui depuis 1847 abrite les ateliers du Génie.

A l'altitude de +/- 470 mètres, la vallée est formée par la grande dépression entre le massif du Tessala et de Tararaoui, et celui qui enferme les monts Daya, plus au sud. Cette position privilégiée n'a pas échappé aux stratèges. Bientôt les premiers murs, édifiés par les légionnaires, commencent à s'élever sur la rive droite de l'Oued Mékerra. La porte d'enceinte nord portera le nom de : porte d'Oran, celle du sud : porte de Daya, celle de l'est : porte de Mascara, et celle de l'ouest : porte de Tlemcen.

Les premiers occupants de la garnison s'emploient à l'assainisement du pays en draînant les eaux croupissantes vers la Mekerra. Les travaux dans les marécages et le climat font sévir le paludisme; la mortalité monte de 9 hommes en 1843 à 146 en 1846. Peu à peu, la ville se développe. Le 1er Régiment de la Légion est, dans les mains habiles de Mr Prudon, un instrument qui produit les meilleurs résultats. On trouve parmi les légionnaires tous les métiers possibles : ouvriers d'art, mécaniciens, terrassiers, ébénistes, etc etc...

L'installation des colons, souvent d'Anciens légionnaires et des commerçants, font que la population passe de 431 habitants en 1848 à + de 5500 en 1859, dont la moitié est espagnols.

La ville en 1865 a failli s'appeler " Napoléon -ville"

Cependant la Légion continue sont action au profit de la ville.  Sur l'emplacement des premiers marécages drainés par les légionnaires est née la "vallée des jardins". La richesse des alluvions et la facilité des arrosages inspirent aux légionnaires l'idée de créer une ferme pour la culture des fourrages.

 

Jusqu'en 1879, c'est la maison du colonel de Chabrières tué à Magenta avec le 2ème Etranger, qui sert de mairie.

Jusqu'en 1856, ce sont les militaires , donc principalement la Légion, qui assurent seuls la contruction de la ville et ses alentours : Tessala, Prudon, des Trembles et Détrie.

De leur côté, les légionnaires libérés s'établissent aux environs de leur ancienne unité. Pour info : lors des premières élections municipales, l'on voit même, fait unique dans l'histoire de la démocratie, des conseillers élus "à titre étranger"...

Premier type d'entrée du quartier Vienot

 

2ème et 3ème  type d'entrée (Monument aux morts installé)